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Théâtre
privé
Revue
par nature tenante du théâtre subventionné,
Théâtre/Public se met ici apparent paradoxe,
réelle curiosité à lécoute
du théâtre privé. Enquête-analyse de
Chantal Boiron.
Entretiens... avec Félix Ascot, directeur du Théâtre
Hébertot, qui « fait preuve dune politique
artistique exigeante et courageuse », notamment en produisant
« un grand nombre dauteurs contemporains français
», de Jean-Claude Grumberg à Véronique Olmi...
... avec Laura Pels et Juliette Meeus, directrices de lAtelier
quelles ouvrent largement à linternational
par le biais de deux Fondations créées à
New York...
... avec Jean-Michel Ribes, qui, après avoir monté
des uvres contemporaines françaises dans des théâtres
privés, vient de prendre la direction dun théâtre
public, le Rond-Point, dont la mission centrale sera d«
inventer des auteurs »...
... avec Pierre Arditi, habitué des théâtres
privés notamment sous la direction de Patrice Kerbrat
et de Bernard Murat , mais qui, ayant joué aussi
dans le subventionné, chez Marcel Maréchal ou Didier
Bezace, « connaît bien les relations entre ces deux
pôles du théâtre français ».

Avignon
2002
Patrice Pavis, sappuyant sur des photos de spectacles,
analyse la capacité du off à « réinventer
la mise en scène » et commente cinq moments du
in saisis par Guy Delahaye.
Evelyne Ertel marque sa réticence face à certaines
« aventures limites » où le théâtre
« devient un lieu sans fiction » et, surtout, devant
lengouement quelles ont suscité. [Dans un
prochain numéro de Théâtre/Public, Evelyne
Ertel commentera deux spectacles de ce Festival 2002 qui, chacun
à sa façon, ont choisi « leurs moyens théâtraux
» dans le but d« ex-primer et transmettre
au spectateur toute la portée du texte dramatique »
: La trilogie de la villégiature (Carlo Goldoni/Jean-Louis
Benoît) et Les aveugles (Maurice Maeterlinck/ Denis Marleau).
Des spectacles contre la solitude
Une intervention de Luis Miguel Cintra au Colloque dAlmada,
qui était consacré au thème : Comment
le théâtre et les créateurs abordent les grandes
questions politiques contemporaines.
En attendant Godot
Le philosophe allemand Günther Anders voit dans la pièce
de Samuel Beckett un jeu de clowns « dune tristesse
qui, en reflétant le triste sort des hommes, rapproche
leurs curs et, ce faisant, les allège ».
La désécriture
« Une notion qui se cherche »... et que Gérard
Lépinois piste à travers lanalyse de Woyzeck
de Georg Büchner et Manque de Sarah Kane.

Regards
Chantal Guinebault-Szlamowicz : scénographies de Melancholia-Théâtre
(Jon Fosse / Claude Régy / Daniel Janneteau), et de Lenz,
Léonce et Léna (Georg Büchner / Matthias Langhoff)
l Laurence Barbolosi : La noce chez les petits bourgeois (Bertolt
Brecht / Olivier Perrier Hérisson).
Carnet
Librairie : Alain Ollivier, Piétiner la scène (Raymonde
Temkine) l Hermine Karagheuz, Roger Blin, une dette damour
(Gérard Lépinois).

Couverture
Photo de Jean-Christophe Bardot : Je suis Antonin Artaud, Théâtre
de la Cavale. La figure dAntonin Artaud, dit Patrice Pavis
(p. 54), est suggérée, dans ce spectacle, avec une
telle « sensibilité » que ce fut « ma
véritable rencontre, quasi personnelle », au cours
de ce Festival dAvignon 2002.
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Numéro
165
Théâtre
privé
Avignon 2002 |